Le Monde à l'usage
Tour du monde sans avion d'une durée de 17 mois d'un journaliste (Luc Peillon) et d'un photographe (Boris Naudin) en 2004 et 2005. Travail au gré des opportunités dans les pays traversés. Lauréat du concours de carnets de voyage Uniterre, édition 2007. Contact: lucpeillon (aro) yahoo.fr


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23. Atlantique



Mardi 29 novembre. Départ.

Aujourd'hui est une journée d'attente. Il est 9 heures et je suis prêt à monter dans le bus me conduisant au bateau, à soixante kilomètres de Fortaleza, lorsque j'apprends de l'agent maritime brésilien que le départ est repoussé de cinq heures. Tant pis. Je pars pour Pécem, petit village à proximité du port maritime, où je passe la journée à fixer l'unique rue désespérément vide. À 17 heures, enfin, je suis sur le quai face au « Cala Pintada », douze heures après mon départ de l'hôtel. Déception. Le navire est minuscule. Deux mille containers au maximum. Je remarque également le mauvais entretien du bateau : la coque mal repeinte est rafistolée par endroits. « Est-ce bien mon navire ? » demandé-je à l'agent maritime brésilien. Mais je n'attends pas sa réponse. Je gravis la passerelle. Sur le pont, un Asiatique se rue sur moi, un détecteur de métaux à la main. Surexcité, il me fait signe de vider mon sac, pendant qu'il caresse mon corps de sa machine qui couine. Un autre groupe d'Asiatiques arrive, hurlant entre eux dans une langue que je ne reconnais pas. L'un d'eux s'approche, broie ma main en croyant la serrer, et d'un ton peu aimable me dit : « I'm the Cap'tain ». Le préposé aux détections de métaux l'interroge du regard, puis, satisfait de sa réponse, reprend sa fouille de plus belle. Le « Cap'tain » descend du bateau sans attendre, suivi du groupe. Que se passe-t-il ? Où vont-ils ?

Je croyais le pavillon et les officiers allemands ? « Ils vont au bordel », lâche tout sourire mon garde chiourme. Dans l’habitacle, une seconde inspection m'attend, plus rigoureuse encore que celle du pont. « Security! Security! », hurle un nouvel Asiatique. Où suis-je ? Quel est cet équipage ? Me serais-je réellement trompé de bateau ? La seconde fouille terminée – sans que, par ailleurs, personne n'ait repéré ma machette que je traîne depuis le Guatemala – un type un peu en retrait me sourit. Je m'accroche à son regard. Les deux autres contrôlent mes papiers, réclament toujours plus de justificatifs, dans une excitation brouillonne. Qu'ils m'eussent pointé un revolver sur la tempe ne m’eut pas plus surpris. J'extirpe ma carte de journaliste, explique mon voyage. L'atmosphère progressivement se détend. Puis le souriant steward me conduit à ma modeste cabine. Je le presse de questions et apprends que la seule chose d'allemand sur ce bateau est le propriétaire, bien loin d'ici en Europe. Le « Cala Pintada » bat pavillon libérien et l'équipage est philippin...

 

Je m'installe dans ma décevante cabine, puis observe les derniers mouvements sur le quai. L'opération est artisanale. Le bateau a ses propres grues qui se résument à un câble et un crochet. Pour chaque chargement, une équipe de cinq manœuvres montent sur le toit du camion attacher le container avant que, hissé laborieusement sur le bateau, d'autres dockers s'occupent de le redresser pour le loger sur le pont. Je suis loin des grues ultra-sophistiquées qui nourrissaient le « Punjab Senator ». C'est ici la vieille école, sur ce rafiot qui fleure bon le pavillon de complaisance. Je résiste à Morphée jusqu'aux premières minutes de notre départ en mer, regardant dans un demi sommeil s'éloigner les côtes brésiliennes. Fini l'Amérique, sept mois après mon arrivée à Los Angeles. Je pars me coucher pour quatorze heures d'une nuit ininterrompue.



Mercredi 30 novembre. Safety first.

À nouveau la mer. Pour la dernière fois du voyage. Cette immensité, cette masse d'eau infinie qui me sépare encore de l'Europe. Cette fois-ci c'est l'Atlantique, plus bleue, plus petite, moins grise que le Pacifique. Le second officier m'emmène faire la tournée de sécurité. Obligatoire. Je trouve le bateau d'évacuation d'urgence en sale état. Les ballots pneumatiques, plus loin, me semblent rouillés et je fais celui qui n'a pas vu lorsque à plusieurs reprises il ouvre les petits coffres à incendie sans qu'aucun tuyau ne s'y trouve. Je m'en fiche. J'écoute à peine les consignes que je connais déjà. Je veux voir l'océan qui nous entoure. Profiter une dernière fois de ce voyage. Neuf jours avant mon retour. Neuf petits jours qui s'ajouteront aux 508 depuis Paris, depuis ce 12 juillet 2004 où j'ai claqué la porte de l'appartement, où j'ai pris le métro d'Alexandre Dumas jusqu'à la Gare de l'Est. Où j'ai quitté cette ville que je n'habitais déjà plus. « And you have to come here, immediatly, when you hear the emergency alarm... ». Oui, oui, je t'écoute. La sirène fonctionne-t-elle seulement ? Mon Philippin est tout à sa visite. Et moi je rêve. Je refais mon voyage sur ces vagues. Je tente de retrouver les visages des premiers mois, il y a un an et demi. Les premières rencontres et les premiers sourires. Istanbul. Erbil. Téhéran. « And here, there are the dangerous conteneirs... » Oui, les chimiques, les radioactifs, je sais. Te casse pas Billy, on coule et moi je saute, je vous laisse sur votre cercueil flottant. J'irai voir les poissons. J'irai en Afrique dont on va longer les côtes. « Take care when you walk on the deck... ». D'accord, taking care, tout le temps je take care, depuis des mois. Ici aussi, je takerai care. Oui. Allez, rentrons, allons manger la mauvaise bouffe dans la malodorante salle à manger. Mais oui je t'écoute. Il n'y a que toi et la mer. Il y a la mer. Seulement la mer qui recouvre la Terre, la Terre qui est ronde et dont je viens de faire le tour. La Terre. Puis la salle des machines. Je me coiffe du casque de protection auditif. Nous descendons dans cette cathédrale, où les piliers sont des pistons, six, immenses, qui ronronnent dans la chaleur. C'est beau. Du bruit, beaucoup. Et cette machine qui me ramène à la maison. J'ai faim Billy. Je veux rentrer chez moi. « And here... » Mais j'ai le casque sur les oreilles, comment veux-tu que je t'entende ? Je regarde bouger ses lèvres. Je souris. Peut-être vient-il de faire une blague. Je le regarde. Je repense à la Chine. Aux Hutongs de Pékin, à la poussière du Taklamakan. Au Vietnam aussi. On remonte. Il m'indique des panneaux sur le mur. Je regarde. Il y a un pingouin qui sourit et qui dit de toujours faire très attention, « safety first ». C'est fini. Je pars languir dans ma cabine. Merci Billy. Je te promets de ne pas mourir aujourd'hui. 


Jeudi 1e décembre. Les serfs de la mer.

Alan est adorable. Il est bien sûr Philippin, comme la quasi-totalité de l'équipage. C'est le steward et nous avons un point commun : nous haïssons tous deux le capitaine. Ce Polpot de mes deux semble d'ailleurs méprisé par l'ensemble des matelots qui, eux aussi, font preuve d'une parfaite gentillesse à mon égard. Je n'ai que des amis sur ce bateau hormis son responsable, mais Alan, plus que tous, même si c'est aussi son métier, est d'une attention touchante avec moi. Nous discutons souvent ensemble à la fin des repas, lorsqu'il vient se planter debout devant la table pendant que je termine mon dessert. Alan a vingt-huit ans, il trime sept jours sur sept sur ce navire, quinze mois d'affilée, de 5 heures à 18 heures, pour 400 dollars mensuels. Il me montre les photos de son ex-femme, de son actuelle, de son enfant. Il habite sur une île philippine qu'il ne reverra pas avant dix mois. Alan trouve que 400 dollars, c'est bien. À Manille, il ne peut espérer plus de cent. Je ne sais plus s'il faut que j'approuve, que je proteste, que je lui trouve des faux papiers pour venir gagner le Smic français, que j'organise un syndicat ou que je coule cette galère d'esclaves. Alan me sourit. Il sourit mais il n'est pas dupe. Il a vu mon visage se transformer à l'annonce de son salaire. Je lui dis que sur le précédent bateau, le steward de Kiribati. « From wehre ? » De Kiribati, une île perdue dans le Pacifique. Enfin bon, cet homme gagnait 600 dollars. «Six cents dollars ?! » Alan n'en revient pas. Et son contrat n'était que de douze mois. Pas quinze, oui douze. Alan recule, réajuste le sapin de Noël en plastique qu'il a passé l'après-midi d'hier à installer. Je sais bien qu'il pense à ces 600 dollars. Lui qui se trouvait bien payé. Je lui promets de lui donner le contact de la compagnie. Au plus tôt. Et le capitaine est un gentil nounours allemand, pas un Polpot. Alan sourit encore. Il a fabriqué pendant ses heures de repos de petites décorations, en découpant des photos dans les magazines, qu'il a ensuite collées sur le mur de la salle. C'est adorable. Maintenant il veut me faire un thé. J’examine sa montagne de vaisselle. Je refuse. Je préfère d'ailleurs le café et je le ferai moi-même. Nous poursuivons la discussion dans l'office, lui à ses assiettes, moi à ma cafetière.


Vendredi 2 décembre. Moitié Nord.

Nous avons passé l'équateur avant-hier, me revoici dans l'hémisphère Nord. Le navire est actuellement à 12,5 degrés de latitude Nord. Demain vers 13 heures nous devrions voir les îles du Cap-Vert à l'œil nu, et lundi à 11 heures nous atteindrons les îles Canaries. Ce sera déjà l'Europe, un bout d'Espagne, avant Valencia prévu pour le 8 décembre. Nous avançons à 18 nœuds et le temps est pour l'instant au beau fixe. Je fais un point sur la carte depuis mon départ jusqu'à l'arrivée : 67 000 kilomètres entre Paris et Lyon... en passant par Pékin. Le plus long trajet entre ces deux villes, que j'ai pourtant si souvent parcouru en voiture ou en TGV. Dix-sept mois au lieu de deux heures. Mais j'y serai à temps pour Noël.

 

Jukic est l'un des rares non philippins sur ce bateau. Vieux croate aux yeux roublards, il est chef ingénieur sur le « Cala Pintada », à 6 000 euros mensuels, net d'impôts payés au Libéria. Je l'ai craint les deux premiers jours, et voici que ce soir il m'invite « to have a drink ». Nous buvons du rouge argentin. Il me raconte un peu sa vie. Je lui faire part du salaire d'Alan, il me dit que ce dernier ment, qu'il gagne bien plus que ce qu'il me dit. Je ne sais plus qui croire sur ce bateau. J'ai, sur lui-même, des doutes quant à ses appointements. Je connaissais les salaires des officiers allemands sur le « Punjab Senator » et ils étaient bien inférieurs. Essaie-t-il de m'impressionner ? Qu'importe. Cet homme maîtrise quatre ou cinq langues, il a parcouru la planète en tous sens. Nous parlons de voyage, de la Croatie, de la France et de l'Europe. Mais soudain un Philippin déboule dans la cabine. Il y a un problème. Je ne comprends pas. Il est minuit passé. Bientôt tout l'équipage est réveillé, qui se rue en pyjama dans les couloirs. Je crois que quelqu'un a disparu. Allons bon. « Aucun problème », me dit Jukic. Je pars me coucher.



Samedi 3 décembre. Party. 

Ce samedi soir, c'est la fête. Dans la day room de l'équipage. Je m'y rends vers 19 heures et n'ai aucun mal à trouver : jusqu'à trois étages au-dessous de ma cabine, les coups de batterie résonnent comme un bombardement. Je suis encore dans le couloir, face à l’entrée, lorsqu'un homme lève les bras en me voyant. J'entre, un peu timide, prends place dans cette pièce minuscule où s'entassent une quinzaine de marins. Dans un coin, un Philippin tout sourire s'acharne sur ses timbales. Un autre, plus près de moi, hurle dans un micro en déchirant les cordes de sa guitare électrique. L'exiguïté de la pièce et la surpopulation renforcent, s'il le fallait, le sentiment d'étouffement sonore. Il y a bien sûr Alan, qui est encore à faire le service, et qui me place d'autorité un verre de whisky dans les mains. Mon voisin de gauche entame avec moi une conversation de sourd-muet. Impossible d'entendre ou de parler, mais l'homme persiste, s'agite, articule, répète des mots et des phrases dont je n'ai aucune idée du sens. Je lui fais signe que je n'entends rien. L'homme poursuit. Alors je le regarde, essaie de suivre les expressions de son visage, de deviner la bonne réponse, oui ou non, en hochant de la tête. Les musiciens font une pause et je perçois soudain la voix de mon interlocuteur. Je ne suis pas plus avancé. Son anglais imbibé est incompréhensible. Je suis désespéré. Autour de moi, je reconnais le cuisinier, le deuxième officier, le capitaine un peu plus loin qui joue aux cartes. En face, Jukic observe la partie d'échec qui oppose deux marins que je vois pour la première fois. La bouteille de whisky est rapidement remplacée par une autre, puis encore une autre. Il est bientôt 21 heures et l'équipage est passablement éméché. Les musiciens fous furieux ont fait place au karaoké. Les hommes se lèvent, se relaient au micro, hurlent des tubes anglophones sur fond de synthétiseur. Il y en a souvent deux, qui se tiennent bras dessus, bras dessous, presque à s'embrasser. Il y a de la camaraderie dans cette pièce. Ça se tape sur l'épaule, se serre la main longtemps, s'appuie l'un sur l'autre. Les hommes ont besoin de contacts physiques. L'absence de femme est patente. L'ambiance est pathétique. Je fixe des yeux le sapin de Noël trop grand, dont la cime est tordue par le plafond. Une guirlande électrique clignote sous le panneau « Happy new year ». Les marins bientôt sont saouls, capitaine inclus, et je tente de repérer l'officier absent chargé de conduire le navire. Jukic au micro s'égosille sur Besame mucho. Ses yeux sont humides. Sa voix chargée d'émotion. Lui s'enivre au vin argentin, dont il a apporté deux bouteilles. Maintenant plusieurs marins cuvent dans leur fauteuil, les paupières abattues. Alan fait un peu de ménage. Il y a de la joie et de la tristesse dans ces quinze mètres carrés. Il y a de l'amitié presque homosexuelle. Au cinquième whisky, je refuse énergiquement le goulot de la bouteille que le plus enivré de tous tente de glisser dans mon verre. J'ai mon compte. Je salue mes camarades désespérés par mon départ. Je rentre m'écrouler dans ma cabine.



Lundi 5 décembre. Canaries. 

La montagne est pelée, aride, marron, sur laquelle se détachent des maisons blanches, par grappes entières, sur le flanc de la colline qui nous fait face. Las Palmas, début de matinée, je revois la terre après six jours d’une traversée plutôt calme. Je débarque en début d’après-midi sur cet échantillon d’Europe, où je dispose de trois heures d’escale pour remplir un objectif : m’acheter un blouson. Mes premiers pas dans les rues de la ville sont hésitants. Mon corps vacille, cherche son équilibre comme à chaque retour sur terre. Je suis également perdu. Plus de bruit assourdissant et permanent autour de moi, plus de musique hurlante, plus de voiture publicitaire déchaînée ni d’odeurs nauséabondes. La ville est policée, les rues sont propres et les gens calmes. J’ai l’étrange impression de flotter sur le bitume. Je pénètre dans la première échoppe. Nul vendeur ne se rue sur moi. Je suis désorienté, le regard perdu, tâte les blousons sagement suspendus sur leur penderie. Je saisis une veste à grosses côtes marron, doublée à l’intérieur d’une épaisseur prometteuse, me place devant le miroir en pied et soudain une vision m’arrache un triste sourire. J’ai sur le dos cette grosse masse de tissu hivernal tandis que l’extrémité basse de mon corps est chaussée de tongs brésiliennes bleu-fluo. La scène est ridicule. Pathétique. Je file à la caisse régler mon dû et repars aussitôt au port. De retour sur le bateau, Alan m’accueille chaleureusement. J’exhibe fièrement mon achat, tentant d’afficher une satisfaction que je vais puiser au plus profond de mon âme chahutée.



Jeudi 8 décembre. Espagne.

Nous avons passé hier le détroit de Gibraltar, à 8 heures le matin, et j’ai contemplé les côtes européennes et africaines qui se faisaient face, dans la lumière du jour naissant, et je crois qu’une boule m’est venue dans la gorge. Il y avait des bateaux autour de nous, plusieurs, dans ce goulot maritime entre l’Atlantique et la Méditerranée, et j’ai compris à cet instant que tout était fini. Ce matin, il y a Valencia devant nous. Le pilote du port vient de monter à bord et conduit en un dernier quart d’heure notre embarcation jusqu’au quai de déchargement. Je salue l’équipage et surtout Alan, saisis mon sac, marchande avec le Philippin de permanence qui veut encore fouiller mes affaires, avant de descendre à terre où un taxi m’attend pour me conduire à la gare. J’achète les premiers journaux français depuis des mois et monte dans le train pour Barcelone.


Samedi 10 décembre. Lyon. 

J’ai erré deux jours dans la capitale catalane, mais je savais qu’il ne servait à rien d’insister. Le train régional ce matin se traîne vers la frontière française. J’ai le cœur en charpie. Il se serre au fil des kilomètres qui bientôt se réduisent à un ultime tunnel débouchant sur la France. Terminus dans cette petite gare frontalière. Je pose mon pied sur le sol hexagonal et glacé de cette journée d’hiver. Le soleil bas et pâle me brûle les yeux. Je chancelle. J’entends soudain un haut-parleur. Je comprends les mots, les phrases. C’est du français. La journée sera longue jusqu’à Lyon où mes parents m’attendent. Mes grands-parents aussi bientôt sont là. Nous nous asseyons dans le chaleureux salon de cette maison familiale, sur le canapé moelleux.

Mon grand-père se penche vers moi :

« Alors, ce voyage…C’était bien ? »

 

 

Lyon,

lundi 12 décembre 2005.


Publié le 8/12/2006 à 11:59, dans 995. Traversée Atlantique, Las Palmas de Gran Canaria
Mots clefs : atlantique
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